La fête de l’enfer

Il y a des expériences pénibles qui laissent une marque indélébile sur votre esprit. J’ai mis plusieurs jours à me remettre de la fête de la musique de ma bonne ville du Raincy. La météo n’étant pas trop désagréable, on avait décidé de se balader avec madame bobig à la recherche d’un concert gratuit. Une rumeur se répandait dans toute le villle. A 22h00 pétantes, on allait assister à un concert fabuleux sous le marché couvert à côté de la salle de spectacle Thierry le luron (ça ne s’invente pas, on est bien au Raincy). On se dirige d’un pas pressé vers le lieu indiqué. Un tel concert ne se loupe pas.
Arrivé sur place, quelques chaises plastiques disposées au hasard, un stand de frites à l’extérieur, les spectateurs attendent pendant que les techniciens s’affairent à préparer les micros et autres ustensiles pour un concert parfait.
J’ai commencé à avoir des doutes quand j’ai aperçu l’artiste dans le semblant de coulisses composés de rangées de ficus. Chapeau mou sur cheveux grisonnants, il faisait des exercices de respiration en tenant son instrument de musique : un ukulele à une corde (où sont passées les autres ?)

Le concert commence…j’avoue qu’il me suffit de vous le décrire pour avoir encore des frissons d’horreur. Le chanteur marmonne au micro. Le son est à chier.

– fff…che faiii vouuu ffff inter fffpreterrrfff uen chansssonnn ffff intitulllfffff jeuuufffneeee saiiifff pluffff (traduction : je vais vous interpréter une chanson intitulée « je ne sais plus »).
Le ukulele à une corde était difficile à supporter. C’était sans compter la voix de l’interprète. Pire il donnait la sensation de se la péter et de donner un concert exceptionnel. Heureusement j’avais mon mobile pour me distraire et balancer des méchancetés

Depuis cette date, j’ai du mal à trouver le sommeil. parfois la nuit je me réveille pensant entendre un ukulele dans l’appartement. Le docteur m’a prescris des médicament pour passer cette épreuve. J’espère y arriver pour passer à autre chose…

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